OTIBCA
Observatoire du Trafic Illicite des Biens Culturels en Afrique
Mémoire historique

Archives du pillage
du patrimoine africain

Pour comprendre le présent, il faut regarder en face l'histoire. Le pillage du patrimoine culturel africain ne date pas d'hier : ses racines plongent dans l'ère coloniale, les grandes expéditions dites « scientifiques » et les guerres de conquête du XIXe siècle. Ces archives témoignent d'une dépossession systématique dont les effets se font encore sentir aujourd'hui.

Contexte historique

Le pillage colonial : une dépossession systématique

La colonisation européenne de l'Afrique (principalement 1830-1960) a engendré ce que les historiens du patrimoine qualifient aujourd'hui de « plus grand mouvement forcé d'objets culturels de l'histoire de l'humanité ». Des millions d'objets ont quitté le continent dans trois catégories principales : les prises de guerre lors des campagnes militaires, les collectes dites scientifiques par des ethnographes et explorateurs, et les achats forcés ou frauduleux profitant de l'asymétrie de pouvoir entre colonisateurs et populations locales.

Ce mouvement n'était pas spontané mais souvent organisé et institutionnalisé. Des institutions comme le Trocadéro à Paris, le British Museum à Londres, le Musée Royal de l'Afrique Centrale de Tervuren en Belgique ou le Völkerkundemuseum de Berlin ont été construites en partie sur ces apports coloniaux, sans que la question de leur légitimité ne soit posée pendant des décennies.

Les grandes expositions universelles (Paris 1867, 1878, 1889, 1900 ; Londres 1851, 1862) ont joué un rôle central dans la « normalisation » de la présentation de ces objets hors contexte, assimilés aux « curiosités » d'une Afrique présentée comme primitive. Cette logique a durablement façonné le regard occidental sur le patrimoine africain et a rendu invisibles les conditions réelles dans lesquelles ces collections avaient été constituées.

Les décolonisations des années 1960 ont commencé à poser la question des restitutions, mais sans aboutir à des résultats significatifs. Il faudra attendre les années 2000, et surtout 2015-2024, pour voir un véritable mouvement de restitutions s'enclencher, porté par des mobilisations académiques, politiques et citoyennes africaines et européennes.

Chiffres de la dépossession coloniale
90 %
du patrimoine précolonial africain conservé hors du continent (estimation UA)
700 000+
objets africains dans les musées européens (inventaires connus)
86 musées
européens détenant plus de 1 000 objets africains chacun
< 5 %
des objets africains en Europe font l'objet d'une demande de restitution active
Citation fondatrice
« La question de la restitution des œuvres d'art africaines n'est pas une question d'art. C'est une question de justice. Pas la même justice pour tous, mais la justice pour ceux à qui on a tout pris. »
— Felwine Sarr, La Revue Noire, 2019

Chronologie des grands pillages africains

1830 — 1900
Les conquêtes coloniales et les premières dépossessions organisées
1830
📍 Algérie

Invasion française. Saisie des trésors du Dey d'Alger, envoi de collections archéologiques romaines et berbères à Paris.

1868
📍 Éthiopie

Expédition britannique de Magdala : pillage du palais de l'Empereur Théodoros II, emport de 15 caisses d'manuscrits enluminés Geez, de coiffes royales et de 2 tasses impériales. Ces objets sont toujours au Victoria & Albert Museum et au British Museum.

1897
📍 Nigéria (Bénin)

Expédition punitive britannique contre le Royaume du Bénin. Pillage du Palais royal et emport de 2 500 à 4 000 bronzes et ivoires sculptés. C'est l'une des plus grandes saisies coloniales de l'histoire de l'art africain.

1892
📍 Bénin (Abomey)

Le colonel français Dodds saccage le Palais royal de la dynastie Fon. 26 pièces majeures du Trésor d'Abomey (statues royales, objets rituels) partent pour Paris.

1900 — 1960
L'âge des collectes ethnographiques et des musées coloniaux
1910-1935
📍 Mali, Sénégal, Côte d'Ivoire

Vague de collectes de masques et statuaires par les marchands d'art et les administrateurs coloniaux français alimentant le marché parisien. Les masques Dogon, Baoulé, Sénoufo deviennent des icônes du primitivisme occidental.

1922
📍 Égypte

Découverte du tombeau de Toutânkhamon par Howard Carter. Bien que les objets restent en Égypte, l'expédition symbolise l'appropriation scientifique et culturelle de l'Égypte ancienne par les puissances européennes.

1931
📍 Belgique (Tervuren)

Le Musée Royal de l'Afrique Centrale de Tervuren inaugure ses nouvelles salles avec 250 000 objets congolais collectés pendant 70 ans de colonisation belge, dont l'immense majorité sans document de provenance ou de consentement.

1954-1962
📍 Algérie

Les conflits de la guerre d'indépendance s'accompagnent de destructions et de transferts de collections archéologiques. Des milliers d'objets berbères, romains et islamiques quittent l'Algérie pour la France.

1960 — 1990
L'ère postcoloniale : nouvelles formes de trafic
1970
📍 Mali

Adoption de la Convention UNESCO, mais le marché noir des terres cuites de Djenné-Djenno s'organise et prospère pendant vingt ans, alimenté par des réseaux basés à Bamako et Paris.

1975
📍 Nigeria

Le Nigéria adopte le Decree n°77 sur les antiquités, mais les trafics de bronzes Nok et d'art Yoruba se poursuivent intensément. Des dizaines de sites sont fouillés illégalement chaque année.

1986
📍 Gabon, Cameroun, Congo

Série de vols dans les villages Fang, Bamiléké et Vili. Des milliers de reliquaires byeri Fang, de masques Batcham et de statuettes Vili disparaissent dans les années 1980-1990.

1991
📍 Afrique du Nord

La guerre du Golfe et ses suites déstabilisent les circuits du marché de l'art, orientant de nouveaux flux d'antiquités africaines (monnaies, amulettes, stèles) vers les marchés du Golfe Persique.

1990 — Présent
Conflits armés, trafics organisés et premiers retours
2011-2015
📍 Mali, Libye, République Centrafricaine

Les conflits armés dans ces pays s'accompagnent de pillages massifs. Djenné-Djenno, les sites libyen de Leptis Magna et Cyrène, et les collections nationales de Bangui sont dévastés.

2016-2020
📍 Nigéria, Bénin, Ghana

Négociations intensifiées entre les gouvernements africains et les musées européens et américains sur les restitutions. Premiers retours symboliques de bronzes du Bénin.

2020-2022
📍 France, Allemagne, Belgique

Les lois françaises (2020, 2023) et belges (2023) sur les restitutions ouvrent une nouvelle ère juridique. Le Bénin reçoit les 26 pièces d'Abomey en novembre 2022. L'Allemagne restitue des bronzes du Bénin.

2024
📍 Afrique du Nord, Éthiopie

Les conflits en Tigré (2020-2022) entraînent la disparition de centaines de manuscrits éthiopiens. L'OTIBCA lance une base de données d'urgence. En Égypte, le retour de 29 000 artefacts en dix ans illustre ce que la politique déterminée d'un État peut accomplir.

Cinq cas emblématiques

Ces affaires illustrent la diversité des contextes, des objets concernés et des états d'avancement des processus de restitution. Chacune représente bien plus qu'un simple contentieux patrimonial : c'est l'histoire d'un peuple face à sa propre mémoire confisquée.

01

Les Bronzes du Bénin (Nigéria)

Contexte historique

En février 1897, une expédition militaire britannique de 1 200 soldats commandée par le contre-amiral Harry Rawson détruit et pille le Palais royal d'Oba Ovonramwen à Bénin City (actuel Nigéria). En trois jours, entre 2 500 et 4 000 bronzes, ivoires et plaques de cuivre — témoins de huit siècles de civilisation du Royaume du Bénin — sont emportés en Grande-Bretagne. Ces objets sont distribués entre le British Museum, le Victoria & Albert Museum, le Pitt Rivers Museum et des dizaines d'autres collections publiques et privées en Europe et aux États-Unis.

Objets concernés

Plaques de bronze commémoratives représentant les cours royales (XVIe-XVIIe s.), têtes commémoratives en bronze des Oba défunts, défenses d'ivoire sculptées, statues équestres, masques en ivoire portant des représentations de guerriers et de rois.

Localisation actuelle

British Museum (Londres) : ~900 pièces ; Weltmuseum (Vienne) : ~200 ; musée Humboldt (Berlin) : ~440 ; Smithsonian (Washington) : ~39 ; 160+ institutions dans 20 pays. Total estimé : 3 500-4 000 pièces hors du Nigéria.

État de la restitution

Depuis 2016, une campagne internationale exige le retour de tous les bronzes au Nigéria. L'Université d'Aberdeen a restitué 1 pièce en 2021. L'Allemagne a restitué 22 bronzes en 2022. Les États-Unis ont restitué des objets de plusieurs universités (Smithsonian : 29 pièces, 2021). En 2022, le Royaume de Bénin a créé le Musée Royal du Bénin pour les accueillir. Le British Museum refuse toujours la restitution, invoquant le British Museum Act de 1963. En 2024, les négociations se poursuivent.

02

Les Masques Dogon du Mali

Contexte historique

Les masques dogon de la falaise de Bandiagara (Mali) ont commencé à quitter la région dès les années 1930, avec l'intérêt des surréalistes et ethnographes européens pour ce qu'ils appelaient l' « art primitif ». Marcel Griaule, ethnographe français, établit un réseau de contacts locaux qui, sous couvert de recherche scientifique, ont facilité la sortie de centaines d'objets rituels. Le marché s'est considérablement accéléré dans les années 1980-2000 avec la mondialisation du marché de l'art africain. Les masques dogon kanaga, sirige, satimbe et walu — utilisés pour des cérémonies funèbres encore vivantes — se retrouvent dans les musées et collections privées du monde entier.

Objets concernés

Masques kanaga (croix de Lorraine inversée), sirige (façade de maison à plusieurs étages), satimbe (figure féminine surmontant le masque), walu (antilope), casques de l'Hogon. Également : serrures, portes sculptées, greniers à grain, statuaires d'ancêtres, bijoux des femmes de la caste des forgerons.

Localisation actuelle

Musée du Quai Branly (Paris) : collection importante ; musée Barbier-Mueller (Genève) ; Metropolitan Museum (New York) ; musées africains de Berlin ; dizaines de collections privées en Europe, aux États-Unis et au Japon. Estimation : plusieurs milliers d'objets hors contexte.

État de la restitution

Le cas dogon est particulièrement complexe car les objets rituels sont considérés comme « vivants » par les communautés : un masque hors de son contexte de danse et de prière n'est plus un masque, mais une coquille vide. La Direction Nationale du Patrimoine Culturel du Mali a lancé en 2019 un programme de recensement des objets dogon dans les collections internationales. Aucune restitution formelle n'a encore eu lieu, mais plusieurs musées européens ont accepté de prêter des pièces pour des expositions organisées par les communautés dogon sur la falaise.

03

Le Trésor d'Abomey (Bénin)

Contexte historique

En novembre 1892, les troupes françaises du colonel Alfred-Amédée Dodds assiègent et prennent Abomey, capitale du Royaume du Danxomè (actuel Bénin), après une série de batailles sanglantes contre les troupes de l'Oba Béhanzin. Avant de se rendre, Béhanzin fait incendier son palais pour ne pas laisser les symboles de la royauté à l'ennemi. Les soldats français récupèrent néanmoins 26 pièces majeures du Trésor royal dans les décombres : deux statues anthropozoomorphes des rois Ghézo (homme-rapace) et Glèlè (homme-lion), des trônes, des ornements royaux et des objets rituels du culte vodoun.

Objets concernés

Statues du Roi Ghézo (homme-oiseau, fer forgé et tissu, 165 cm), du Roi Glèlè (homme-lion, même technique), deux trônes royaux, des récades (bâtons de commandement), des habits de cour en tissage appliqué et broderie, des récipients en argent, des accessoires de la cour des amazones royales (Agojie).

Localisation actuelle

Ces 26 pièces étaient conservées au Musée du Quai Branly - Jacques Chirac à Paris depuis leur arrivée en France en 1892, soit pendant 130 ans.

État de la restitution

C'est l'une des restitutions les plus abouties de l'histoire récente. En novembre 2018, le Président Macron annonce à Ouagadougou vouloir « permettre le retour du patrimoine africain en Afrique ». Le rapport Sarr-Savoy (2018) cite les trésors d'Abomey comme priorité absolue. Une loi française du 24 décembre 2020 autorise spécifiquement leur restitution. Après deux ans de préparation — construction du Palais de l'Épée à Abomey, formation des conservateurs béninois, travaux de sécurisation — les 26 pièces sont officiellement remises au Bénin le 9 novembre 2021. Elles sont exposées au Musée du Palais Royal d'Abomey depuis 2022.

04

Le Trésor de Méroé (Soudan)

Contexte historique

Le Royaume de Méroé (actuel Soudan), héritier de la civilisation kouchite, constitue l'une des grandes puissances de l'Antiquité africaine (400 av. J.-C. — 350 ap. J.-C.). Ses pyramides, ses temples et ses nécropoles royales constituent un patrimoine d'une richesse exceptionnelle. Au XIXe siècle, l'aventurier italien Giuseppe Ferlini démolit au moins 40 pyramides méroïtiques à la recherche de trésors. En 1834, il découvre dans la pyramide de la Reine Amanishakheto (reine kouchite du Ier siècle av. J.-C.) un trésor exceptionnel d'objets en or : 65 bijoux et amulettes funèbres qui seront vendus au Musée Royal de Munich et au Musée de Berlin en 1839.

Objets concernés

Bijoux en or de la Reine Amanishakheto : bagues à cartouches, boucliers en or repoussé, colliers à pendentifs, bracelets en or massif aux motifs de grenouilles et de serpents, amulettes en or et en émail représentant des divinités kouchites (Bès, Amon), bagues sigillaires en or. Total : 65 pièces de bijouterie royale africaine du Ier s. av. J.-C.

Localisation actuelle

Antikensammlung de Munich (environ 30 pièces) et Ägyptisches Museum de Berlin (environ 35 pièces), depuis leur achat à Ferlini en 1839-1840. Ces bijoux sont parmi les plus anciens trésors d'or africain jamais découverts.

État de la restitution

Le Soudan réclame officiellement ce trésor depuis 1978. Cependant, la succession de crises politiques (coup d'État de 1989, guerre civile, séparation du Soudan du Sud en 2011, coup d'État de 2019 et conflit armé de 2023) a empêché l'avancement des négociations. La situation sécuritaire désastreuse depuis avril 2023 (guerre civile opposant l'armée soudanaise aux Forces de Soutien Rapide) a relégué les demandes de restitution au second plan. L'OTIBCA suit le dossier et a constitué un argumentaire juridique complet fondé sur la Convention UNIDROIT de 1995.

05

Les Momies et Restes Humains Égyptiens

Contexte historique

La question des restes humains africains dans les collections muséales est la dimension la plus sensible et éthiquement complexe du débat sur la restitution. Les musées européens et américains conservent des centaines de momies égyptiennes, mais aussi des ossements, crânes et corps de personnes d'autres origines africaines, collectés durant la période coloniale sous des prétextes « scientifiques » (anthropologie physique, ethnologie raciale) qui nous apparaissent aujourd'hui comme des reliques d'un racisme institutionnalisé. Ces collections ont été constituées à une époque où les Africains n'étaient pas considérés comme des êtres humains dotés de droits, a fortiori le droit à une sépulture digne.

Objets concernés

Momies royales et populaires de l'Égypte ancienne ; crânes et ossements de combattants africains tués lors des guerres coloniales (notamment de résistants Herero de Namibie) ; corps de Saartjie Baartman (la « Vénus Hottentote ») exposée vivante puis morte à Paris ; restes de membres de diverses communautés africaines collectés pour « études raciales ».

Localisation actuelle

British Museum (environ 120 momies) ; Musée du Louvre ; Musée national d'Histoire naturelle de Paris ; collections universitaires (Oxford, Cambridge, Édimbourg) ; Smithsonian Institution. Pour les restes non égyptiens : collections anthropologiques de Berlin, Vienne, Paris.

État de la restitution

Les cas varient selon les pays et les types de restes. Saartjie Baartman a été restituée à l'Afrique du Sud en 2002 après une campagne de trente ans. Les crânes Herero ont été partiellement restitués à la Namibie par l'Allemagne (2011, 2018). L'Allemagne a reconnu en 2021 le génocide Herero et Nama (1904-1908) et négocié un accord de réparations. Pour les momies égyptiennes, la question est distincte : l'Égypte, qui contrôle l'exportation de ses antiquités, dispose d'une position de force plus importante et négocie cas par cas avec les institutions qui souhaitent exposer ou étudier ses momies.

Documents historiques de référence

Traité international
14 novembre 1970

Convention UNESCO de 1970

La convention fondamentale interdisant l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels. Ratifiée par 140 États, elle définit les obligations des États en matière de protection du patrimoine et de coopération pour les restitutions.

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Archives muséales
1897-1960

Inventaire colonial Tervuren (1897-1960)

Les archives du Musée Royal de l'Afrique Centrale de Tervuren (Belgique) constituent l'un des exemples les mieux documentés de constitution d'une collection coloniale. Partiellement numérisées, elles révèlent les conditions dans lesquelles les objets congolais ont été acquis : dons forcés, collectes d'administrateurs, achats frauduleux.

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Document d'archive
1835

Rapport Ferlini sur les fouilles de Méroé (1835)

Le récit de l'aventurier Giuseppe Ferlini documentant la démolition des pyramides de Méroé et la découverte du trésor de la Reine Amanishakheto. Ce document, conservé aux archives du musée de Munich, est une pièce centrale du dossier de restitution soudanais.

Demande d'accès aux archives
Rapport gouvernemental
23 novembre 2018

Rapport Sarr-Savoy sur les restitutions (2018)

Commandé par l'Élysée, ce rapport de 232 pages a déclenché un débat mondial sur les restitutions du patrimoine africain. Il formule des recommandations concrètes pour la France et établit un cadre éthique pour les relations entre musées européens et institutions africaines.

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Texte législatif
24 décembre 2020

Loi française n°2020-1673 sur les restitutions

La loi française autorisant la restitution des 26 pièces du Trésor d'Abomey au Bénin et d'un sabre de l'Almamy Samory Touré à la Guinée. Premier texte législatif français permettant de déroger à l'inaliénabilité des collections publiques pour cause de restitution.

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Déclaration africaine
Mars 2019

Charte de Bamako sur la protection du patrimoine en conflit

Déclaration adoptée lors de la Conférence panafricaine sur la protection du patrimoine culturel en temps de conflit. Ce texte, élaboré par des experts africains dont plusieurs membres fondateurs de l'OTIBCA, formule des recommandations opérationnelles pour protéger les sites et collections menacés par les guerres.

Demande d'accès aux archives

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